Archive for mars 2009|Monthly archive page

C’est dimanche (10)

tramway

Sony reader… première fois !

sony_readerLa rengaine a donc un peu changé ce week-end où le sempiternel "Eh, arrête de gober ton ordinateur…" s’est vu remplacé par un nouveau refrain filial "Oh, encore en train de lire ton livre électrique…" Eh oui, j’ai donc passé quelques poignées d’heures en compagnie du Sony Reader, en dépit de mes réticences (si, si, je me demandais bien ce que cela  pouvait m’apporter) et de mon scepticisme initial donc. Je précise tout de suite que je ne suis nullement idolâtro-hightecho-technophile mais plutôt hasbeeno-ringardos en matière d’innovation : pas d’Ipod, pas d’Iphone, pas d’Eeepc, pas de GPS, pas de TNT, pas d’écran plasma, pas de console de jeu,… les proches diraient aussi pas de sèche-linge, pas de lave-vaisselle, pas de micro-ondes, mais bon, là c’est une autre histoire !

Pour dire vrai, le bilan est très positif et le petit écrin marron simili cuir ne m’a presque pas quitté du week-end. Plusieurs choses m’ont étonné et vraiment plu :
- le confort de lecture après adaptation au contraste plus terne qu’une feuille de papier et qui mérite de lire en pleine lumière
- la facilité d’utilisation et l’ergonomie de la machine qui peut être facilement tenue et permet notamment de lire couché sur le côté de manière très confortable
- le choix colossal en matière de littérature libre de droit qui rend le picorage illimité. J’ai lu, pour moi, Les Indes Noires sans voir passer le temps et commencé à lire Sans famille aux têtes blondes (c’est idiot, mais je ne sais même plus où sont ces livres d’enfance chez moi…)

En un mot, me voilà vraiment conquis… et à la fois dubitatif car je ne sais toujours pas ce que l’on peut faire d’un tel objet en bibliothèque. Comment le prêter ? Que mettre dessus ? Comment agréger des contenus ou des usages ? Comment s’adresser à un public étudiant plutôt technophile, connecté ET faible lecteur… (et oui, le fait qu’un tel objet "passif" plaise à un technico-nullos comme moi m’inquiète et je me demande si la cible des paby-boomers qui souhaitent relire les classiques ne seraient pas la plus naturelle, en BM donc !)

En bref, tout reste à faire et à creuser (c’est Daniel qui tient la pioche…)  mais je sais désormais qu’intrinsèquement, c’est un objet plutôt bien fait et très intéressant. A suivre, donc…

C’est dimanche (9)

hadopi

Cryptobibliococo…

6a00d8342e8a5353ef011279742e7028a4Oh ben c’est malin ça ! J’avais pourtant fait des efforts pour cacher tout cela : cours de marketing bien trash, rassurante et récurrente bobine dans Livres Hebdo, chaussettes en pur fil d’Ecosse, campagne de pub façon Nesspresso, soin quotidien des chevilles pour accompagner les gonflements subreptices, étui à chewing-gum Hermès (si si ça existe…), approche en douceur du Medef local pour bientôt prendre ma carte… et patatra !!! Démasqué, grillé, balancé, outé par Hebdo Vendredi qui reproduit la carte heuristique de la blogosphère du livre réalisée par Le Motif (je me demande bien d’ailleurs ce que je fais sur cette carte…)  :

Le blog d’Olivier Tacheau est résolument engagé. Une défense de la bibliothèque et du service public, face aux logiques de réduction des effectifs dans la fonction publique

Je ne suis qu’un crapaud fou

A quoi servent nos mètres carrés ?

bib-interdit1Je laisse volontairement de côté les réponses bateau du type : "à trouver et emprunter des documents" ou encore "à trouver une aide ou un service documentaire", qui ne peuvent suffire à justifier la construction et l’entretien de milliers de mètres carrés d’espaces publics…

A quoi servent donc nos mètres carrés ? C’est la question à laquelle tente de répondre le récent zonage mis en place dans le cadre de notre campagne anti-bruit qui structure désormais les espaces en fonction des modalités d’usage et plus seulement selon les différents champs disciplinaires de la bibliothèque, ce qui peut poser problème à certains usagers dont les représentations dépassent bien souvent l’utilisation réel des lieux. Schématiquement donc :

1) Travailler seul
2) Se former seul ou collectivement
3) Travailler en groupe
4) Echanger avec ses pairs
5) Tuer le temps…

Bien avisé est celui qui pourrait dire aujourd’hui ce qui est légitime ou non en BU dans cette liste volontairement classée du plus normal au plus "déviant". Bien malin est surtout celui qui pourrait isoler et exclure de cette "collection d’usages", comme il le ferait allègrement pour sa collection de documents…, ce qu’il estime ne pas devoir avoir lieu, au sens propre ! D’une part, parce que toutes les activités bibliothéconomiquement correctes ne sont pas forcément reliées à l’environnement documentaire, et vice et versa. D’autre part parce que l’activité observable chez un même individu est souvent une combinatoire de tous ces usages dans le temps, hebdomadaire voire quotidien. Interdire certains usages reviendrait donc à terme à interdire nombre voire tous les usagers !

Ainsi donc, la question revient moins aujourd’hui à se demander ce qui est ou non légitime — l’usager qui vient travailler silencieusement sur ses propres cours l’est-il plus que le groupe qui vient bruyamment travailler avec les documents de la BU ? L’étudiant qui regarde des vidéos sur Dailymotion à partir de l’accès wifi l’est-il moins que celui qui regarde un DVD de la BU sur son portable ? L’enseignant-chercheur qui passe en coup de vent pour emprunter un document l’est-il plus que l’étudiant qui comate sur les canapés devant une exposition proposée par la BU ? — qu’à essayer de faire coexister et de relier tous ces usages les uns aux autres ?

Bien sûr la question des limites se pose. Que faut-il accepter, trier, rejeter ? Où s’arrête-t-on ? Que ne tolère-t-on pas ? Boire, manger, dormir, jouer aux cartes… à la console vidéo ? notamment en fonction des contraintes spatiales et budgétaires de chacun plus que d’un idéal-type impossible à établir. Ce qui nécessite alors de rappeler les finalités et les usages attendus de l’organisation spatio-fonctionnelle, en gros : étudier, se cultiver et se socialiser sans nuire à l’activité similaire des autres usagers dans le même espace. A ce titre, nous devrons sûrement repréciser à Angers les usages de notre "zone libre" à la prochaine rentrée universitaire.

Il est donc autorisé d’autoriser…

C’est dimanche (8)

dimanche-8

Blogus operandi

bo_wordle_20-resized2ça bouge, ça bouge du côté de chez nos amis belges de l’Université Libre de Bruxelles qui viennent d’ouvrir blogus operandi, le blog des bibliothèques et des archives de l’ULB. L’outil fait délibérément le choix du sérieux en proposant de valoriser les récents développements technologiques de la BU, les nouvelles ressources proposées ou en test ainsi qu’une veille sous la forme d’une revue de presse mensuelle de ce qui bouge sur le web… Un rendez-vous dans lequel nous ne manquerons pas d’aller picorer pour nos propres lecteurs !

Nos plus vifs encouragements donc, et félicitations aussi pour la mise en route de la campagne Libqual+ et son accroche percutante où l’on découvre que les Amis de la bibliothèque participent à l’achat des lots à gagner. A quand les amis des BU en France ? Ah ! j’oubliais, tout le monde aime les BU en France…

Toulouse, lost, lost

Petite virée dans la ville rose pour participer à un session de formation continue organisée par Marie-Dominique Heusse pour le compte de l’ENSSIB sur le Marketing des BU. Temps de crachoir : 2h sur Libqual, et plus largement sur l’introduction de certaines approches marketing dans nos établissements. Beaucoup de questions sur Angers… on dirait que tout cela intéresse les collègues, très motivés en tout cas.

Ai découvert les notions théoriques d’immersion et de "flow" finalement très proches de ce que nous essayons de faire en pratique à Angers dans le cadre de ce que nous pourrions donc appeler une approche expérientielle… grâce à Jean-Philippe Galan, MCF en Marketing à Toulouse 1 (à mettre en relation avec notre Assessment librarian sur la question des critères de régression et de pondération des questions standard Libqual dans les questions locales. A suivre). Demain : visites…

C’est dimanche (7)

dimanche-5

Sur les rotules…

legosElle n’aura pas eu raison de mes chaussures… cette mienne collègue, Nathalie C., qui m’a entraîné dans un programme échevelé de visites de bibliothèques ! Pas moins de six en deux jours : BU de Saint Quentin en Yveline (superbe), Bibliothèque de Polytechnique (très belle réhabilitation), BU Sainte Barbe (impressionnante), Bibliothèque Flandre de la Ville de Paris (small is beautiful), Bibliothèque des images (fashionnable), Médiathèque Val Europe (ultra maîtrisée). Que retenir de tout cela ? Déjà l’enthousiasme et l’énergie des collègues qui nous ont reçus avec une très grande gentillesse et nous ont fait partager leur professionnalisme. Ensuite, les petites idées et les grandes trouvailles à mettre en oeuvre : étagères à crémaillères sur mur, anneau de sécurité pour les portables sur les tables, mise en scène des collections, vitrines thématiques façon librairie, casiers à  parois transparentes, sacoche "suggestion pour les vacances", étagère sur roulettes et… utilisation des légos pour faire les simulations d’aménagement comme chez notre ami de l’UVSQ (cf. image ci-dessus). Enfin, une vraie foi en notre métier, tout simplement, et dans le sens que nous tentons tous au quotidien de donner à nos établissements. Bilan : fatigué mais regonflé à bloc ! En cadeau, quatre images de ma "petite" préférée et un bravo au talent de son responsable en matière d’aménagement.

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