Archive for avril 2009|Monthly archive page

Les livrels et après…?

danielNon, non, il ne s’agit nullement d’un alien qui pose fièrement devant son oeuf mais juste de l’avatar derrière lequel je me suis caché pour présenter l’expérience des livrels à Angers lors de la journée organisée par les Archives et Bibliothèques de l’ULB. En fait, je remplaçais Daniel, et sa boule de cristal (cliché), ce dernier, allergique aux chocolats Belges (ce qui explique que je n’ai eu aucun scrupule ce week-end à finir la boîte offerte pour l’occasion, sans lui en parler…) étant retenu par d’autres obligations.

Le programme bien équilibré a permis de donner un panorama très complet de l’offre, des problématiques et des interrogations actuelles (formats, technologies, coûts, usages…). Nos amis du Blogus Operandi devraient bientôt nous concocter une belle synthèse de l’événement.

En attendant, ma présentation est consultable ici.

C’est dimanche (12)

phare-copie

Malheur à Sophie…

voleusejpg_2Hier matin à la bourre, comme toujours…
- Papa tu rentres tard ce soir ?
- Euh, oui, enfin comme d’habitude quoi.
- Ouais mais tard, tard ?
- Ben non, j’vous verrai quand même…
- Pac’que sinon, tu peux laisser le livre électronique pour que Maman continue à nous lire les Malheurs de Sophie !
Gloups…

 » Sais-tu ce que ton rêve signifie Sophie ? C’est que la bon Dieu, qui voit que tu n’es pas sage, te prévient par le moyen de ce rêve que si tu continues à faire tout ce qui est mal et qui te semble agréable, tu auras des chagrins au lieu d’avoir des plaisirs. Ce jardin trompeur, c’est l’enfer ; le jardin du bien, c’est le paradis : on y arrive par un chemin raboteux, c’est à dire en se privant de choses agréables, mais qui sont défendues ; le chemin devient plus doux à mesure qu’on marche, c’est à dire qu’à force d’être obéissant, doux, bon, on s’y habitue tellement que cela ne coûte plus d’obéir et d’être bon, et qu’on ne souffre plus de ne pas se laisser aller à toutes ses volontés »

Pourvu que ma bibliothécaire attitrée n’apprenne jamais cela… elle qui me fait les gros yeux quand je prends une Bibliothèque rose !

Google : machine à penser…

Si vous avez raté le tableau de cette « impitoyable sympathie » ou si vous n’avez pas la télévision, 52’27″ que vous ne regretterez d’avoir perdues…

Un maillon de trop ?

maillon_zicralUne certaine effervescence touche aujourd’hui les bibliothèques universitaires et plus particulièrement leurs conservateurs, directeurs ou non : suppression de la SDBIS, modification du statut des SCD, globalisation-réduction des moyens, recul des mises à disposition dans les BMC… bref, il est temps de faire des propositions qui tranchent des discours habituels sur nos statuts, nos compétences, nos contraintes, nos avantages, nos ambitions, nos représentations du métier… et voir quels sont l’urgence et l’intérêt pour la documentation universitaire au regard des évolutions structurelles qui s’annoncent, et que je ne discuterai ni ne jugerai ici :

1) Déconcentration politique. Avec la LRU, la décision locale prime sur le cadre national (fonctionnel et financier).
2) Recomposition documentaire. Les fusions d’établissements et créations de PRES remettent en question les SCD et BIU ?
3) Homogénisation statutaire. Le maintien des corps « atypiques » de cat. A de la filière Bibliothèques devient difficile
4) Masterisation des fonctionnaires. Remise en cause du recrutement et de la formation post-concours des cadres de bibliothèque
5) Réduction des effectifs de la FPE. Disparition de la gestion centralisée et transfert vers les autres FP ou gestion déconcentrée voire externalisée

Dans ce contexte, est-il raisonnable de s’accrocher au statut de conservateur de bibliothèque sous sa forme actuelle ? Comment continuer à revendiquer des prérogatives que nos interlocuteurs locaux perçoivent de plus en plus mal (assimilation MCF mais pas de thèse, rôle politique mais pas d’élection, fonction scientifique mais aucune publication…) ? Comment donc éviter l’extinction de ce « petit corps » atypique (à peine 1400, en comptant les conservateurs généraux et tous ceux de la BNF) risquant d’être remplacé à terme par des bibliothécaires, des ingénieurs ou des contractuels, moins payés mais tout aussi compétents ?

C’est le chaînon manquant de demain de Bertrand Calenge qui m’incline à penser que les conservateurs devraient maintenant défendre leur vraie légitimité car à force de revendiquer des spécificités statutaires « à la marge » (mobilité interministérielle, alignement sur les musées, deux mouvements par an,…) on perd notre centre. Or notre coeur de métier, qui est tout sauf « conserver » en définitive, consiste à gérer, développer, valoriser, animer et évaluer des bibliothèques, c’est à dire être des bibliothécaires. Vous me direz, c’est professionnellement difficile, statutairement improbable (quid de l’alignement avec la FTP par exemple) et symboliquement impossible. Peut-être. Mais cela aurait le mérite de clarifier la position de nos collègues bibliothécaires qui font le même travail que les conservateurs, d’agréger une masse critique pour l’encadrement des bibliothèques et tout simplement de redonner toute sa noblesse à ce terme : bibliothécaire. Voici donc une proposition que d’aucuns jugeront iconoclaste, mais c’est pas grave :

1) Fusion des bibliothécaires et des conservateurs en un corps unique de bibliothécaires reprenant la grille des IGR (2nde, 1ère et HC) à la fois plus lisible et plus favorable que celle des conservateurs avec un système de prime calqué sur la PPRS ± augmentée d’une prime de fonction documentaire (comme pour la PFI). Créer un examen professionnel sur dossier et projet pour la HC ne serait pas du luxe ainsi que stratifier l’ensemble des postes pour éviter le pantouflage ou les carrières « éclair »

2) Création d’un emploi fonctionnel de Directeur de bibliothèque (ou de la documentation) pour séparer la fonction politique (documentaire) et lui redonner du poids dans les établissements. Grade unique id. à conservateur général, mobilité 5 ans + 5 ans, prime 20% salaire brut ± 10% selon résultats (possibilité de multiplier et catégoriser les postes selon la taille des établissements comme les SGEPES). Ces postes fonctionnels seraient contingentés et accessibles aussi par d’autres corps que les conservateurs sous condition d’expérience ou de diplôme spécialisé.

3) Homogénisation de la formation à l’ENSSIB qui ne formerait qu’un seul corps : les bibliothécaires. Recrutés à bac +5 (délivrance d’un M2 Pro recherche-action). Développement d’une vraie politique de FC notamment pour créer des semestres capitalisables en M2 Pro pour les catégorie B souhaitant devenir bibliothécaires.

Il conviendrait aussi, et enfin, de délimiter le périmètre de nos champs d’action et d’accepter un minimum de spécialisation pour éviter de (nous) faire croire que nous sommes tout à la fois des scientifiques, des érudits, des informaticiens, des gestionnaires, des managers, des politiques… Pour ma part, je verrais bien cinq branches qui pourraient structurer notre profession et l’offre de formation de l’ENSSIB pour la délivrance de M2 Pro en formation initiale et continue, quitte à développer la bi-valence des bibliothécaires offrant des combinatoires très fructueuses sur le terrain :
- Gestion / administration des services
- Collection / valorisation et développement
- Médiation / formation et animation
- Système / développement numérique
- Politique / direction et stratégie (réservé à l’emploi fonctionnel

On peut rêver ?

PS 1: ne me dites pas que la situation actuelle est idéale. Demandez aux conservateurs bloqués au dernier échelon de la 2nde classe. Demandez aux bibliothécaires qui mouillent leur chemise sans reconnaissance statutaire. Demandez aux BAS qui sont promus au compte-gouttes dans un corps censé leur offrir des débouchés. (Et regardez autour de vous l’évolution et la promotion de vos collègues de l’ITRF).

PS 2: ne me dites pas que tout cela n’est que de la sémantique. Et d’ailleurs pourquoi pas ? Ce pas en avant ne serait-il pas le premier pour redéfinir qui nous sommes ?

C’est dimanche (11)

g52

Moto, biblio, dodo…

Si vous étiez l’un des 1750 lycéens aujourd’hui en visite dans notre université, vous verriez cela en amphi sur écran géant…

Précision 1 : le public visé est bien celui de scolaires en classe de 1ère et il était difficile d’accueillir tout le monde dans nos murs même si beaucoup doivent venir visiter la BU dans la journée, librement ou en groupe sur des créneaux réservés, avec des bibliothécaires pour les guider.

Précision 2 : nous avons préféré ce genre de « message » à une présentation magistrale pour éviter notre discours habituel et plutôt abstrait pour des usagers de CDI. Nous avons souhaité qu’ils conservent une impression plutôt que des informations aussi vite entendues qu’oubliées. Bon ou mauvais choix ? Difficile à dire… mais en tout cas : choix !

Précision 3 : la vidéo est réalisée par des étudiants en Master de l’ESTHUA qui ont fondé une association très dynamique : Les courants numériques. C’est aussi une manière de montrer et valoriser la créativité et l’autonomie des étudiants angevins. Quoi de mieux pour attirer de nouveaux étudiants ?

PS : je sais, je sais, le titre du billet aurait pu être Vidéo, démago, bobo… tssss.

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