Archive for the ‘livrel’ Tag

Pauvre de nous !

ideesrecuesebooks3J’ai vraiment eu froid dans le dos en découvrant hier ce document dans mes mails, et diffusé par la cellule E-book (j’aime bien le terme, on se croirait chez John Le Carre) de Couperin.  Je ne sais ce qui me fait le plus peur avec ce genre de document : que des collègues « éclairés et éclaireurs » nous prennent pour des imbéciles ou que nous soyons véritablement tous des imbéciles… plus sérieusement, et dans la lignée des interrogations actuelles sur le fond de notre métier et le socle des compétences pour être bibliothécaire, et oserais-je dire le demeurer, la production d’un tel document éclaire quand même un peu sur notre niveau et notre absence de complexe pour en faire publiquement état. Il contredit surtout les 10 commandements adressés aux éditeurs  en montrant que finalement on ne matrise ni ne comprend rien et qu’il nous faut un mode d’emploi pour décider. Pas rassurant…

De qui se moque-t-on ?

tirelireJ’ai reçu cette annonce dans mes mails ce week-end :

Bonjour,

Nous nous permettons d’attirer votre attention sur l’ouverture d’un site de téléchargement payant de chapitres de livres, destiné à des étudiants et enseignants chercheurs, de l’ensemble de la communauté francophone. http://artelittera.com

Nous souhaitons que ce site puisse réunir à travers le monde celles et ceux qui recherchent pour leur enseignement, ou leurs études, des contenus spécifiques ayant été validés dans le cadre de publications récentes ou non. Ce site ouvre ses portes depuis quelques jours. Les contenus vont pouvoir être agrégés progressivement au fur et à mesure que nos réseaux vont s’amplifier. Nous nous tenons à votre disposition pour répondre à vos demandes. Merci également de nous mettre en relation avec tous les organismes susceptibles d’aider à la mondialisation de site.

Bien cordialement.

Chantal Vieuille éditrice
01 45 87 97 53 / 06 17 22 09 95

Super ! me suis-je tout d’abord dit. Peut-être un nouveau modèle payant alternatif destiné à un usage scientifique et/ou pédagogique ? (Ben oui, je suis POUR le téléchargement légal à un prix et sous des modalités d’usages raisonnés et raisonnables). Quelle surprise en allant voir le site, pour ne pas dire quelle horreur !!! On peut charger article par article au prix de 1€… en pdf (du genre format de l’ouvrage papier) et à partir d’un catalogue de 4 références des Editions Complicités ! Je ne sais pas s’il faut en rire ou en pleurer…

Pour finir, et comme j’ai l’esprit un peu tordu, je me suis demandé si certains auteurs n’auraient pas déjà mis leurs articles individuellement et gratuitement en ligne (c’est vicieux, je sais). Bon c’est pire encore que je ne pensais, tous les ouvrages des Editions Complicités sont sur Google Books en accès intégral gratuit… no comment.

L’épreuve du temps chez Maurice Blanchot
L’oeuvre au féminin dans l’oeuvre de Maurice Blanchot
Des femmes écrivent la guerre
Cahiers JMG Le Clézio. A propos de Nice

Amazon m’a tuer !

kindledxC’est Daniel qui m’a fait passer l’info juste avant de partir ce soir, histoire de bien me mettre le moral à zéro… du genre, tu doutes encore coco ? Frères bibliothécaires, tenons-nous la main et répétons en coeur : Hummmmmm…. le livre électronique n’a pas d’avenir… Hummmmmm… nous sommes les détenteurs universels et éternels du savoir… Hummmmmmmm… Amazon et le grand capital c’est de la gnognotte… Hummmmmmm… le lecteur est notre ami… Hummmmmmm… nous sommes utiles, indispensables et incontournables… Hummmmmm…Hummmmmm…. le livre électronique n’a pas d’avenir… Hummmmmm…. le livre électronique n’a pas d’avenir… Hummmmmm…. le livre électronique n’a pas d’avenir ! Bon, ça fera 489 € la séance de thérapie collective ;-)

Voir ici

Les livrels et après…?

danielNon, non, il ne s’agit nullement d’un alien qui pose fièrement devant son oeuf mais juste de l’avatar derrière lequel je me suis caché pour présenter l’expérience des livrels à Angers lors de la journée organisée par les Archives et Bibliothèques de l’ULB. En fait, je remplaçais Daniel, et sa boule de cristal (cliché), ce dernier, allergique aux chocolats Belges (ce qui explique que je n’ai eu aucun scrupule ce week-end à finir la boîte offerte pour l’occasion, sans lui en parler…) étant retenu par d’autres obligations.

Le programme bien équilibré a permis de donner un panorama très complet de l’offre, des problématiques et des interrogations actuelles (formats, technologies, coûts, usages…). Nos amis du Blogus Operandi devraient bientôt nous concocter une belle synthèse de l’événement.

En attendant, ma présentation est consultable ici.

Malheur à Sophie…

voleusejpg_2Hier matin à la bourre, comme toujours…
– Papa tu rentres tard ce soir ?
– Euh, oui, enfin comme d’habitude quoi.
– Ouais mais tard, tard ?
– Ben non, j’vous verrai quand même…
– Pac’que sinon, tu peux laisser le livre électronique pour que Maman continue à nous lire les Malheurs de Sophie !
Gloups…

 » Sais-tu ce que ton rêve signifie Sophie ? C’est que la bon Dieu, qui voit que tu n’es pas sage, te prévient par le moyen de ce rêve que si tu continues à faire tout ce qui est mal et qui te semble agréable, tu auras des chagrins au lieu d’avoir des plaisirs. Ce jardin trompeur, c’est l’enfer ; le jardin du bien, c’est le paradis : on y arrive par un chemin raboteux, c’est à dire en se privant de choses agréables, mais qui sont défendues ; le chemin devient plus doux à mesure qu’on marche, c’est à dire qu’à force d’être obéissant, doux, bon, on s’y habitue tellement que cela ne coûte plus d’obéir et d’être bon, et qu’on ne souffre plus de ne pas se laisser aller à toutes ses volontés »

Pourvu que ma bibliothécaire attitrée n’apprenne jamais cela… elle qui me fait les gros yeux quand je prends une Bibliothèque rose !

Sony reader… première fois !

sony_readerLa rengaine a donc un peu changé ce week-end où le sempiternel « Eh, arrête de gober ton ordinateur… » s’est vu remplacé par un nouveau refrain filial « Oh, encore en train de lire ton livre électrique… » Eh oui, j’ai donc passé quelques poignées d’heures en compagnie du Sony Reader, en dépit de mes réticences (si, si, je me demandais bien ce que cela  pouvait m’apporter) et de mon scepticisme initial donc. Je précise tout de suite que je ne suis nullement idolâtro-hightecho-technophile mais plutôt hasbeeno-ringardos en matière d’innovation : pas d’Ipod, pas d’Iphone, pas d’Eeepc, pas de GPS, pas de TNT, pas d’écran plasma, pas de console de jeu,… les proches diraient aussi pas de sèche-linge, pas de lave-vaisselle, pas de micro-ondes, mais bon, là c’est une autre histoire !

Pour dire vrai, le bilan est très positif et le petit écrin marron simili cuir ne m’a presque pas quitté du week-end. Plusieurs choses m’ont étonné et vraiment plu :
– le confort de lecture après adaptation au contraste plus terne qu’une feuille de papier et qui mérite de lire en pleine lumière
– la facilité d’utilisation et l’ergonomie de la machine qui peut être facilement tenue et permet notamment de lire couché sur le côté de manière très confortable
– le choix colossal en matière de littérature libre de droit qui rend le picorage illimité. J’ai lu, pour moi, Les Indes Noires sans voir passer le temps et commencé à lire Sans famille aux têtes blondes (c’est idiot, mais je ne sais même plus où sont ces livres d’enfance chez moi…)

En un mot, me voilà vraiment conquis… et à la fois dubitatif car je ne sais toujours pas ce que l’on peut faire d’un tel objet en bibliothèque. Comment le prêter ? Que mettre dessus ? Comment agréger des contenus ou des usages ? Comment s’adresser à un public étudiant plutôt technophile, connecté ET faible lecteur… (et oui, le fait qu’un tel objet « passif » plaise à un technico-nullos comme moi m’inquiète et je me demande si la cible des paby-boomers qui souhaitent relire les classiques ne seraient pas la plus naturelle, en BM donc !)

En bref, tout reste à faire et à creuser (c’est Daniel qui tient la pioche…)  mais je sais désormais qu’intrinsèquement, c’est un objet plutôt bien fait et très intéressant. A suivre, donc…

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