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Les livrels et après…?

danielNon, non, il ne s’agit nullement d’un alien qui pose fièrement devant son oeuf mais juste de l’avatar derrière lequel je me suis caché pour présenter l’expérience des livrels à Angers lors de la journée organisée par les Archives et Bibliothèques de l’ULB. En fait, je remplaçais Daniel, et sa boule de cristal (cliché), ce dernier, allergique aux chocolats Belges (ce qui explique que je n’ai eu aucun scrupule ce week-end à finir la boîte offerte pour l’occasion, sans lui en parler…) étant retenu par d’autres obligations.

Le programme bien équilibré a permis de donner un panorama très complet de l’offre, des problématiques et des interrogations actuelles (formats, technologies, coûts, usages…). Nos amis du Blogus Operandi devraient bientôt nous concocter une belle synthèse de l’événement.

En attendant, ma présentation est consultable ici.

A quoi servent nos mètres carrés ?

bib-interdit1Je laisse volontairement de côté les réponses bateau du type : « à trouver et emprunter des documents » ou encore « à trouver une aide ou un service documentaire », qui ne peuvent suffire à justifier la construction et l’entretien de milliers de mètres carrés d’espaces publics…

A quoi servent donc nos mètres carrés ? C’est la question à laquelle tente de répondre le récent zonage mis en place dans le cadre de notre campagne anti-bruit qui structure désormais les espaces en fonction des modalités d’usage et plus seulement selon les différents champs disciplinaires de la bibliothèque, ce qui peut poser problème à certains usagers dont les représentations dépassent bien souvent l’utilisation réel des lieux. Schématiquement donc :

1) Travailler seul
2) Se former seul ou collectivement
3) Travailler en groupe
4) Echanger avec ses pairs
5) Tuer le temps…

Bien avisé est celui qui pourrait dire aujourd’hui ce qui est légitime ou non en BU dans cette liste volontairement classée du plus normal au plus « déviant ». Bien malin est surtout celui qui pourrait isoler et exclure de cette « collection d’usages », comme il le ferait allègrement pour sa collection de documents…, ce qu’il estime ne pas devoir avoir lieu, au sens propre ! D’une part, parce que toutes les activités bibliothéconomiquement correctes ne sont pas forcément reliées à l’environnement documentaire, et vice et versa. D’autre part parce que l’activité observable chez un même individu est souvent une combinatoire de tous ces usages dans le temps, hebdomadaire voire quotidien. Interdire certains usages reviendrait donc à terme à interdire nombre voire tous les usagers !

Ainsi donc, la question revient moins aujourd’hui à se demander ce qui est ou non légitime — l’usager qui vient travailler silencieusement sur ses propres cours l’est-il plus que le groupe qui vient bruyamment travailler avec les documents de la BU ? L’étudiant qui regarde des vidéos sur Dailymotion à partir de l’accès wifi l’est-il moins que celui qui regarde un DVD de la BU sur son portable ? L’enseignant-chercheur qui passe en coup de vent pour emprunter un document l’est-il plus que l’étudiant qui comate sur les canapés devant une exposition proposée par la BU ? — qu’à essayer de faire coexister et de relier tous ces usages les uns aux autres ?

Bien sûr la question des limites se pose. Que faut-il accepter, trier, rejeter ? Où s’arrête-t-on ? Que ne tolère-t-on pas ? Boire, manger, dormir, jouer aux cartes… à la console vidéo ? notamment en fonction des contraintes spatiales et budgétaires de chacun plus que d’un idéal-type impossible à établir. Ce qui nécessite alors de rappeler les finalités et les usages attendus de l’organisation spatio-fonctionnelle, en gros : étudier, se cultiver et se socialiser sans nuire à l’activité similaire des autres usagers dans le même espace. A ce titre, nous devrons sûrement repréciser à Angers les usages de notre « zone libre » à la prochaine rentrée universitaire.

Il est donc autorisé d’autoriser…

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