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BUA Productions…

Prologue: le directeur bassine tout le monde depuis des mois avec « la vidéo » et la nécessité d’intégrer massivement ce support dans les contenus proposés par la BUA. Ça tombe bien car nous sommes en train de refaire notre site web en y intégrant un CMS qui reprendrait bua’bloc et ferait la part belle aux vidéos.

Épisode  1 : le directeur se fait la main avec une petite cam’ et un outil iMovie pour (dé)montrer à ses collègues que c’est simple comme bonjour. Bon, il se rend bien compte que ça ne sera pas si facile, surtout si on veut un minimum de qualité et qu’il faudra bien du temps, de l’énergie et plus qu’un seul homme mobilisé sur l’affaire (mais il ne le dit pas trop fort…)

Épisode 2 : l’équipe de direction identifie un personnel qui serait intéressé, compétent et implicable sur le sujet, en l’occurrence un collègue magasinier. Recherche d’une formation continue sur l’université, validation des acquis professionnels, mobilisation du DIF… les choses ne sont pas simples, et toujours en cours.

Épisode 3 : le directeur fait une rencontre providentielle dans les couloirs de la présidence où la DRH lui demande s’il serait intéressé pour accueillir au sein de la BUA un adjoint technique audiovisuel qui souhaite changer de service (c’est là qu’il faut tout le self-control et l’expérience du vieux routier pour ne pas sauter au plafond ni dans les bras de ladite DRH et juste dire – Euh… oui, pourquoi pas)

Épisode 4 : ledit audiovisualiste arrive le 1er janvier à la BUA avec un bloc Rhodia, un stylo et beaucoup d’enthousiasme. Ça tombe bien, nous aussi ! Et heureusement que le père Noël est passé pour remplir nos caisses afin d’équiper en urgence cette nouvelle cellule audiovisuelle. Je vous passe les détails mais en gros 1 MacPro, 2 McBook, 1 caméra semi-pro, des licences Finalcut et Protools, 1 micro-cravate… le tout pour environ 15 000 € d’équipement qui seront vite amortis quand on sait que la minute de film institutionnel coûte entre 1000 et 2000 € lorsqu’elle est produite par une boîte extérieure

Épisode 5 : il faut alors se mettre très vite au boulot pour établir un plan de production et des collections permanentes. Le directeur et son adjointe se mettent à l’écriture. Ils associent une bibliothécaire contractuelle qui se verra confier un projet de rédaction et de passation d’interview, ce qui nous amène à 4 collections :

« Dans ma poche » Interview d’étudiants de l’université d’Angers qui recommandent un livre de poche qu’ils ont aimé et en lisent un passage. Durée 3 à 5 minutes dans les locaux des BU. A noter que cette collection s’articulera avec le don de 4 exemplaires aux premiers fans sur Facebook qui en feront la demande et viendront (ou pas) alimenter une opération de bookcrossing de plus grande envergure à partir d’octobre 2011

« Un livre un prof »  Interview d’enseignants-chercheurs de l’Université d’Angers qui viennent de sortir un ouvrage pour expliquer leurs travaux et l’apport de leurs recherches. Durée 3 à 5 minutes dans l’environnement de travail du prof (bureau, labo, domicile…)

« Portrait de bibliothécaire » Présentation d’un collègue de la BUA qui explique son job et le fonctionnement du service qu’il anime ou auquel il participe. Durée 3 à 5 minutes avec mise en situation dans les locaux. Permet tout à la fois d’incarner la bibliothèque et d’expliquer comment elle fonctionne tout en valorisant le travail des collègues.

« Comment ça marche » Collection de screencasts qui scénarisent le fonctionnement des outils et de l’environnement en ligne (bases de données, pério élec, opac…). Durée 3 minutes maxi qui viennent en complément des fiches techniques et autres guides d’utilisation statiques.

A ces collections s’ajouteront des sujets isolés comme le film ci-dessus qui valoriseront principalement les activités de la BUA, par exemple l’atelier animé par François Bon, ou encore les fonds spécialisés pour présenter nos principaux fonds avec des sujets de 12 à 15 minutes plus élaborés (Gracq, Bazin, Burgess, Tournier, Centre des archives du féiminisme…)

Épilogue : les premières semaines de tournage et de travail en commun montrent une parfaite entente et un partage des compétences fructueux entre notre nouvel audiovisualiste et le collègue initialement pressenti pour s’impliquer seul dans le projet… du coup, la cellule audiovisuelle est devenue très vite opérationnelle et devrait se voir prochainement augmentée d’un autre collègue magasinier qui prendrait en charge les transferts et la numérisation des tous nos supports analogiques image et son de nos fonds spécialisés, en aidant aussi sur les projets spécifiques.

Si tout va bien, la BUA devrait donc produire en année pleine 32 films de 3 à 5 minutes (répartis en 4 collections) et 2 à 3 sujets de 12 à 15 minutes sans oublier les 5 films toujours produits par l’association Les courants numériques à chaque exposition de la Galerie 5, le tout distillé au rythme de une sortie par semaine à compter de septembre 2011.

Comme dirait l’ami George - What else ?

Google : machine à penser…

Si vous avez raté le tableau de cette « impitoyable sympathie » ou si vous n’avez pas la télévision, 52’27″ que vous ne regretterez d’avoir perdues…

Moto, biblio, dodo…

Si vous étiez l’un des 1750 lycéens aujourd’hui en visite dans notre université, vous verriez cela en amphi sur écran géant…

Précision 1 : le public visé est bien celui de scolaires en classe de 1ère et il était difficile d’accueillir tout le monde dans nos murs même si beaucoup doivent venir visiter la BU dans la journée, librement ou en groupe sur des créneaux réservés, avec des bibliothécaires pour les guider.

Précision 2 : nous avons préféré ce genre de « message » à une présentation magistrale pour éviter notre discours habituel et plutôt abstrait pour des usagers de CDI. Nous avons souhaité qu’ils conservent une impression plutôt que des informations aussi vite entendues qu’oubliées. Bon ou mauvais choix ? Difficile à dire… mais en tout cas : choix !

Précision 3 : la vidéo est réalisée par des étudiants en Master de l’ESTHUA qui ont fondé une association très dynamique : Les courants numériques. C’est aussi une manière de montrer et valoriser la créativité et l’autonomie des étudiants angevins. Quoi de mieux pour attirer de nouveaux étudiants ?

PS : je sais, je sais, le titre du billet aurait pu être Vidéo, démago, bobo… tssss.

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