Il est mort le poète…

En août dernier décédait à Paris, JL, un célèbre poète inconnu ou inconnu poète célèbre, au choix, qui avait souhaité donné à la BU d’Angers, après sa mort, toute sa documentation, ses archives, ses livres et ses tableaux… en contrepartie d’obligations funéraires du genre : prise en charge de l’enterrement, messe à Saint Germain des Prés, épitaphe de Rimbaud sur sa tombe… charges assez inhabituelles pour l’université d’Angers qui avait alors choisi à l’époque de se libérer de ces obligations en achetant ce fonds documentaire, d’ailleurs en partie récupéré du vivant de JL.

Bon, jusque là, rien de très compliqué pour nous… d’autant que tout semblait en règle et qu’il suffisait seulement de récupérer la suite et fin de la donation à la mort de l’intéressé. C’était sans compter sur l’ironie du sort! En effet, JL avait des dettes, de grosses dettes ce qui explique que l’exécuteur testamentaire et héritier, neveu par alliance dudit JL, a refusé la succession et le rôle qui lui y était dévolu, bien conscient que la télévision 36cm des années 80, les plantes vertes et les meubles BUT ne permettraient pas de combler le passif, sachant aussi que les tableaux, les livres et les manuscrits, à mon avis sans valeur vénale réelle, étaient destinés à la BU d’Angers.

Nous voilà donc bloqués pour honorer les volontés du défunt et relégués au rang de créanciers « en nature » pour récupérer des biens que nous avons payés mais sur lesquels les banques et organismes de crédit ont des droits prioritaires pour renflouer leurs divers prêts faits à JL. Le problème est maintenant de savoir qui paye le notaire, qui désigne un huissier pour l’inventaire, qui s’occupe finalement de l’exécution de la succession…

Ah oui, j’oubliais un autre acteur dans l’affaire : le propriétaire de l’appartement encore en loyer 1948 qui voudrait bien récupérer et relouer son bien en plein coeur du VIème arrondissement, j’pense bien, et qui va peut-être mettre tout le monde d’accord en faisant vider le tout par les Emmaüs …!

Moralité et dicton du jour : « Tout se que du vivant tu peux récupérer, récupère ». Vivent les fonds spécialisés !

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