Portes (et fenêtres) ouvertes…

Un exemple pour illustrer la mise en oeuvre de nouvelles coopérations documentaires (géographiques et institutionnelles) dans la lignée de ma dernière utopie* : pourquoi les BU ne travailleraient-elles pas plus avec les lycées et leurs centres de documentation ? Les lycéens ne sont-ils pas, en partie, nos futurs usagers ? Pourquoi ne mettons-nous pas nos compétences techniques au service des CDI pour la récupération de notices, le catalogage, voire l’informatisation des collections, à l’instar de nos bibliothèques associées ? Quelle mise à disposition et communication sur nos outils souhaitons-nous ? Quelle politique et quels services proposons-nous aux enseignants-prescripteurs-utilisateurs de l’enseignement secondaire, et particulièrement des lycées ?

Je suis toujours frappé de voir tant de lycéens dans les BM, et ces dernières de s’en plaindre, alors que les BU cherchent rarement à toucher cette population étudiante qu’elles pourraient tout autant satisfaire en terme d’horaires, de places de lectures et de collections proposées en offrant des lieux tout aussi marquant socialement ou symboliquement que les bibliothèques publiques, ne serait-ce que par le mélange avec de futurs pairs.

Il me semble que nous pourrions aller bien plus loin que les simples journées portes ouvertes auxquelles nous participons tous en montant des jumelages lycée-université et/ou en organisant des séances « captives » (i.e. les 344 lycéens qui ont récemment visiter une de nos bibliothèques) voire en intégrant nos locaux et nos collections dans les outils utilisables par les lycéens, avec ou sans leur prof d’ailleurs. Une manière de les acculturer à des outils qu’ils auront plus tard à utiliser et à renforcer l’attractivité de nos établissements aussi.

Une manière aussi de valoriser nos collègues documentalistes qui pourraient ainsi proposer des outils difficiles à mettre en place à l’échelle d’un établissement scolaire : accès web au catalogue, réservation, prolongation, recommandation (tagage des notices par exemple) et même des services de mise à disposition de la doc. de la BU avec des navettes ou des dépôts réguliers.

* fusionner la DLL et la SDBIS en une seule et même Agence française des Bibliothèques…

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2 comments so far

  1. antmeyl on

    Juste une remarque en passant, les enseignants-documentalistes n’ont pas attendu les bibliothécaires pour ce qui est des « compétences techniques … pour la récupération de notices, le catalogage, voire l’informatisation des collections », loin de là.

    En outre, ce sont eux qu’on a appelé à la rescousse dans certaines BU pour ce qui touche à la formation des usagers puisqu’ils ont la double qualification : enseignant et documentaliste.

    Restent 2 questions :
    1. qu’avons-nous vraiment à offrir aux lycéens qu’ils ne trouveront pas dans leur CDI en semaine et à la BM le samedi?
    2. nos tutelles (qui nous financent) accepteront-elles que nous exercions une mission pour laquelle nous ne sommes pas mandatés?

    Ceci étant dit, nous aurions probablement beaucoup à gagner à rencontrer les enseignants-documentalistes, voir comment ils bossent, échanger des pratiques, etc. Notamment sur la pédagogie et sur les actions montées conjointement avec les enseignants. Ils ont, je pense, une longueur d’avance.

    Enfin, on peut éventuellement considérer que faire venir les lycéens dans nos BU, c’est une manière de les inciter à choisir notre université le moment venu (argument à faire valoir auprès de notre tutelle mais c’est un peu capillotracté).

  2. tacheau on

    Les cas particuliers « exemplaires » ne sauraient cacher des situations matérielles et techniques difficiles dans de nombreux CDI de lycées où les professionnels rament pour avoir des budgets suffisants et développer des outils autre que BCDI…

    Concernant la présence et le secours des professeurs-documentalistes, je ne vois pas de quoi vous parlez, à part la campagne de création des postes de PRCE dans quelques BU à la fin des année 90, jamais réitérée alors que c’était à mon avis une bonne chose. Mais un rapprochement serait bénéfique pour tous.

    Nous avons à offrir des ressources papier et numérique par exemple. Utiliser Kompass pour trouver un stage, préparer un exposé avec Pressens ou Europresse sans compter l’accès libre à Internet qui n’est pas (facile d’accès) dans toutes les BM. Je pense aussi aux étudiants en classe prépa ou en BTS qui sont loin de se satisfaire avec le fonds de leur CDI…

    Sur la question des missions, l’autonomie des universités va nous pousser à avoir nos propres politiques, originales, et à nous déconnecter un peu de la voix de « notre » maître (le ministère). Côté financement on peut aussi faire appel aux Régions, très intéressées à rapprocher l’enseignement secondaire, technique et les universités notamment dans le cadre de la formation individuelle tout au long de la vie.

    Quant à la tutelle (pour moi, de plus en plus l’université et de moins en moins l’Etat, quoi qu’on en dise) je suis sûr qu’elle serait ravie d’un tel projet qui ne peut que renforcer son image et son attractivité.

    Qu’on se comprenne bien, je ne dis pas que les documentalistes sont nuls et ne font rien. Je dis seulement que nous avons des compétences et des outils qu’on pourrait avantageusement mettre à leur disposition.


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