Couperin et le robinet

041007robinet02Si j’ai eu un peu la dent dure contre Couperin dans un récent billet, c’est que j’en attends beaucoup plus, ou autre chose, que l’orientation tous azimuts observée ces dernières années et à laquelle je m’étais clairement opposé lors du renouvellement du bureau professionnel, en 2006.  A l’époque, nous avions présenté une liste pour un recentrage des missions et un abandon de tout ce qui pouvait de près ou de loin conduire à une ossification institutionnelle (comité, bureau, commission, sous-commission, groupe, sous-groupe,…). L’idée était de retrouver en quelque sorte la réactivité et la liberté des débuts…

Deux idées forces sous-tendaient alors la proposition : limiter et recentrer les activités du département Négociations pour affermir voire durcir les positions de Couperin et orienter le département Etudes et recherches sur des projets-actions, soit privilégier le développement plutôt que la prospective. Attention, je ne dis pas que Couperin est inutile et ne fait rien mais seulement qu’il se disperse et se dilue sur des fonctions que pourraient (devraient) assurer d’autres acteurs (les statistiques, la veille, l’information professionnelle, les journées d’études…) comme l’ADBU, l’ENSSIB, les URFIST… voire la MISTRD.

Deux exemples récents me font dire qu’il est peut-être temps de nous recentrer sur les fondamentaux. Le dernier billet de Daniel qui appelle bien plus qu’une liste de recommandations de la part de Couperin et les conditions du renouvellement en cours du marché Elsevier, dont je ne peux parler ici, mais qui consiste en gros pour l’éditeur à reconduire à « l’arrache » un accord qui ne convient pas aux bibliothèques avec une augmentation annuelle à deux chiffres. Il est peut-être temps de couper le robinet, de dire stop et de placer chacun devant ses responsabilités : les bibliothécaires, les chercheurs et les éditeurs.

Prenons l’exemple du Doctrinal. Tarif en augmentation exorbitante (+37% à Angers en 2008) + pas de statistiques + pas d’OpenUrl = on arrête tout, tous, pendant un an. Le marché géré par l’ABES étant de 316 000 € annuel représente quand même entre 15 et 20% du CA de Thomson Transactive, ça peut faire réfléchir et agir l’éditeur non ? Pour Elsevier, je ne serais pas contre un désabonnement national et pourquoi pas mettre les 11,6 millions d’euros dégagés à la disposition de la communauté scientifique pour se structurer et créer une offre scientifique alternative.

Bullshit ?

30 comments so far

  1. Stéphanie on

    S’agit-il d’une pétition, et si oui le dépôt d’un commentaire vaut-il signature ?

    • tacheau on

      @Stéphanie : ce n’est pas une pétition, juste mon point de vue et la position préconisée. C’est à la présidente de Couperin de proposer une motion à présenter et à faire valider par nos conseils scientifiques. De tout façon, il y aura bien un moment ou les fonds de tiroirs et la pression sur la documentation pédagogique ne suffiront plus pour assumer ScienceDirect. Tu peux quand même donner ton avis😉

  2. Stéphanie on

    Hum … mon avis sur la question du gaspillage des deniers publics en bibliothèque n’est pas politiquement correct, alors j’hésite à le donner. Disons que considérant les dépenses bibliothéconomiques dans leur ensemble, et notamment bien sûr les subventions aux fournisseurs de ressources électroniques (mais pas seulement : je pense aussi -et surtout- aux aides de l’Etat versées à nos fournisseurs de SIGB ou de portail), je suis pour le gel des crédits d’acquisitions pendant une année avec report des sommes sur des questions sociales secondaires, type logement pour tous.
    Oui, c’est un peu radical, c’est vrai. Enfin il paraît.

    • tacheau on

      @Stéphanie : c’est Christine Boutin qui va regretter de s’être fait virer avant de recevoir cette manne…😉

  3. Julien on

    Je suis d’accord avec vous ! Couperin devrait, par exemple, créer un fonds pour apporter un soutien plus fort et plus « concret » à l’Open Access -> soutien à la création de revues avec modèle économique alternatif et diffusion en libre accès, aide financière pour les chercheurs qui souhaiteraient publier dans des revues en open access, etc…

    Comme vous le précisez, le gel des crédits permettrait de participer à la construction du « futur de la communication scientifique ». Comment répondre à la tyrannie du facteur d’impact (diktat publish or perish), à la « non-substituabilité » des revues scientifiques (pour les chercheurs). Comment repenser le cycle de la recherche (de l’écriture à l’évaluation) car aujourd’hui, il semble que la « publication » prime sur la « communication »…

    D’autre part, une expérience de ce type permettrait de sensibiliser la communauté scientifique aux coûts de l’IST (exemple : Sticker Shock), et à sa dépendance vis à vis des grands éditeurs…

    J’avoue que ma vision est un peu militante mais pourquoi pas tenter l’expérience ?
    Merci en tout cas d’avoir lancé le débat !

    • tacheau on

      @julien: en vous lisant, je réalise aussi que Couperin a phagocyté l’action et réduit la possibilité des alliances et des positionnements alternatifs de communautés ou d’établissements. En nous tenant tous par la main, en développant le consensus à tout prix, en associant tous les acteurs sous une même bannière nous avons fait le jeu des éditeurs, chacun craignant de déstabiliser l’équilibre collectif et l’intérêt commun. La preuve, en nous demandant de nous positionner individuellement face à ScienceDirect mais en rappelant que le retrait d’un seul établissement remettrait en cause l’accord actuel pout toute la France en induisant in fine un changement de conditions pour les autres, Couperin nous prend nous-mêmes en otage. Que se passerait-il si 10 gros établissement disaient niet et impliquaient véritablement leur communauté scientifique dans la démarche ? Paris XI, Paris VI, Paris V, Lyon I, Strasbourg,…

  4. jean-charles on

    Je reviens d’une réunion Université Grande Région où j’ai rencontré des bibliothécaires de Sarrebruck, de Liège… A Liège, par exemple, ils mettent tout en oeuvre pour faciliter l’Open Access, c’est leur politique clairement affichée, ils ne veulent plus du système actuel que tu décris. Ils utilisent à fond SHERPA/RoMEO et s’acharnent à convaincre les chercheurs. Ils ont des résultats supérieurs à leurs espérances (cf blog du recteur Bernard Rentier). Avec 11 millions d’euros, on peut mettre en place une archive ouverte nationale… Le système actuel qui consiste à colmater des brèches financières constamment réouvertes par les éditeurs n’a plus aucun avenir !

  5. marlened on

    Et bien comme dit dbourrion : Juste fais-le !😉
    Il faut bien qu’il y en ait un qui commence…

    • tacheau on

      @marlened: je ne suis pas fou et connais le milieu dans lequel nous sommes. Se désabonner seul n’a aucun sens sauf celui de passer pour un doux dingue (mais là, c’est déjà fait non ?). Le rôle de Couperin est justement de dégager une position commune et de l’imposer à tous (i.e. la même chose que quand on adhère collectivement à des conditions qui ne conviennent pas à tous mais cette fois-ci dans le sens inverse…). Je me souviens d’un désabonnement papier par le SCD de Grenoble 1 il y a quelques années. Résultat ? Nul. Je dénombre déjà Paris 6 et l’INSA de Lyon prêt à choisir cette voie. A suivre.

  6. travier on

    Je suis moi aussi ulcérée par les stratégies des monopoles éditoriaux qui soutirent des chercheurs et des institutions le maximum de sueur et d’argent (they suck young blood, c’est sûr). Mais je suis également peu impressionnée par la capacité des chercheurs à résister activement: à chaque fois que j’ai essayé, au SCD du Mans, de faire de désabonnements, de valoriser les abonnements CNRS qui doublonnaient les nôtres, après des déclarations tonitruantes des labos, cela finit toujours par « surtout ne désabonnez pas mes revues » ou « sur TitaneScience on n’a pas finalement la revue qu’il nous faut ». Le bien commun n’est pas une valeur très en vogue dans la recherche (malgré encore une fois les grandes déclarations): si nous annonçons à nos chercheurs que nous nous désabonnons à Science Direct, les labos prendront la main, ils sont déjà très sollicités par les commerciaux d’Elsevier pour toutes sortes de produits que nous ne pouvons pas leur procurer. Ce que nous avons à y perdre, c’est la crédibilité des SCD à définir et conduire une politique documentaire cohérente. Cette crédibilité, difficilement acquise (quand elle l’est: je vous passe les messages de menace de certains chercheurs dès qu’un accès est momentanément en panne), est mise à mal aujourd’hui et la loi LRU, qui a pour conséquence de renforcer aussi l’autonomie des labos, est également pour quelque chose dans le retour de la tendance centrifuge à gérer de la documentation partout de manière échevelée. Je regrette pour ma part que Couperin n’ait pas réussi à être une entité reconnue officiellement par les chercheurs: beaucoup ne savent toujours pas ce qu’est vraiment Couperin, et la charte qu’on nous a fait passer lors de la dernière AG n’a aucune chance d’être prise au sérieux par nos présidents et nos chercheurs pour la simple raison qu’ils ne sauront jamais qu’elle existe! Car il est clair que ce n’est qu’un mouvement national cohérent de boycottage qui pourrait avoir l’impact de celui qu’ont mené les institutions allemandes. Donc voilà la situation des BU françaises en cette fin de semaine: hysterical and useless!

    • tacheau on

      @valérie: quand tu te mets à parler anglais c’est que tu vas vraiment très mal…😦 je serai donc prudent dans ma réponse.
      Je crois au contraire que c’est l’occasion de crédibiliser les SCD et d’obliger les chercheurs à sortir de leur position de consommateurs de la doc. recherche. Dans nos « petits’ établissements, c’est peut-être difficile, mais dans les grosses usines où les communautés peuvent faire poids cela fait sens.

  7. Emilie Barthet on

    Mon commentaire ne sera pas neutre bien entendu car je fais partie des rares « à plein temps » de Couperin. Cependant je me disais simplement que le 15 juin dernier était le jour de l’Assemblée générale de Couperin et du renouvellement de 7 membres du Bureau Professionnel sur 10 et des trois responsables du consortium. L’occasion donc de changer les choses et de faire vivre d’autres visions sur les missions de Couperin. Pourtant, une seule nouvelle candidature a été présentée.
    Je sais ce qu’est une force d’opposition mais j’avais cru, naïvement, qu’un réseau comme Couperin était l’occasion de faire émerger collectivement les idées et de les partager pour les mettre en œuvre. L’expression de ces idées peut se faire bien entendu dans le cadre de blogs, mais aussi, par exemple, à l’occasion d’une Assemblée Générale qui en démocratie sert encore à cela.
    Ne faisant partie d’aucune instance ou association de décideurs, je ne sais pas si ces débats ont lieu ailleurs mais si ça n’est pas le cas, je regrette qu’ils n’interviennent pas en lieu où ils devraient être entendus pour porter leurs fruits.

    • tacheau on

      @Emilie Barthet : Pour ma part, j’ai essayé de rentrer dans le BP en 2003 (à l’époque sur cooptation) et en 2006 (par élection) : sans succès. J’ai été approché l’an dernier pour succéder à Pierre Carbone et ai décliné la proposition, car je me pensais ne pas correspondre à la voie institutionnelle et bureaucratique prise, de façon irréversible, par Couperin.

      • Emilie Barthet on

        @tacheau : Couperin reste pourtant bien une association reposant sur des bénévoles qui s’investissent dans des travaux qu’ils jugent apparemment utiles à leur établissement.
        La mutualisation, fondement de l’association, fonctionne mieux avec une coordination me semble t-il.
        Et pour ne pas épiloguer sur la structure et le fonctionnement de Couperin qui n’intéresseront pas grand monde, je veux simplement croire que c’est un leurre de penser qu’on ne peut pas changer les choses de l’intérieur. Bien cordialement.

      • tacheau on

        @Emilie Barthet: s’investir dans une action que l’on croit utile ne fonde pas de facto l’utilité de l’action. Et puis, entendons nous bien sur le terme d’investissement : assister à des comités, commissions, conseils et autres journées d’étude n’a jamais formé à mes yeux une quelconque action, juste à peine une occupation pour remplir les agendas. Quant au dévouement réel de certains collègues pour le compte de Couperin, je le reconnais bien volontiers mais regrette qu’on ne puisse jamais émettre dessus aucun jugement sous peine d’attenter au caractère sacré voire sacrificiel de cette implication… Pour finir, je pense que c’est aussi un leurre de penser qu’on ne peux changer les choses que de l’intérieur😉

  8. NaCl2 on

    ça en cause aussi dans l’ADBU forum.
    D. Baudin est le seul, dans les message que je vois en tout cas à proposer quelque chose de « politique », faisant intervenir de vrais décideurs et des réseaux hors « les BU causent aux BU ».
    Nous sommes bon pour nous regrouper, plus que pour nous montrer ou ouvrir des portes. Je pense que ce genre de choses nous dépasse et ne peut se changer du « dedans » mais seulement avec du lobbying efficace national : qui connait un ministre, 2 dircab, 100 députés ou sénateurs influents ?

    • Stéphanie on

      Je suis d’accord, face à des géants comme Elsevier, c’est bien de lobbying dont il est question. Dommage que ce ne soit pas dans la culture des BU françaises.
      Avec tout le respect que j’ai pour les négociateurs Couperin, dont je reconnais l’investissement, je me demande quand même si les conservateurs et bibliothécaires sont les personnes les mieux formées à la négociation.
      Quant à notre ministère, quel rôle est-il en mesure de jouer ? Plus de sous-direction, et franchement, quand on voit les questionnaires qu’on nous demande de remplir (hum, et aussi les interfaces des dits questionnaires), on se dit qu’il y a un fossé entre nos préoccupations et les leurs.
      Et si nous attaquions le parlement ? Si tous les bibliothécaires adressent un courrier à leur député, ça peut faire un beau spam parlementaire🙂 .

  9. Nclot on

    Des journalistes aussi : fou avec le nombre d’anciens élèves de Science po parmi les conservateurs qu’on ne connaisse et ne sache mobiliser(en tant que communauté) que si peu de journalistes : une bonne tribune dans ce bon vieux Monde, chez Libé, voire Télérama, au Canard (le canard adorerait cette histoire de « racket » institutionnalisé) ça aiderait à faire comprendre aux « décideurs » de quoi qu’on cause. Qui s’y colle en moins de 300 mots ?
    Avec la trève des crèmes solaires qui commence bientôt, on a même une chance.
    Mais oui, je sais, ça ne se fait pas : pas de vagues, pas de noms, nous n’aimons guère être visibles (moi la première).

    • tacheau on

      @Nclo : y’aurait bien Frédéric Mitterrand mais il paraît qu’il a renouvelé l’abonnement de la Villa Médicis chez Elsevier avant de partir. Sérieux Nathalie, si les anciens de Sc. Po avaient des relations et de l’entregent, ils ne seraient pas dans les bibliothèques. cqfd !

      • Stéphanie on

        Que suggérez-vous exactement ?
        S’agit-il de bouger les bibliothécaires, Couperin, ou les pouvoirs publics ? Parce que les relations, ça se trouve. La question c’est comment les exploiter. Et surtout est-ce de leur ressort ou du nôtre.

  10. Yann on

    Fermer le robinet, OK, mais c’est aussi vider la baignoire, puisque, sur SD, on accède au frais comme au passé par le même tuyau.

    Mais, heureusement, le dernier contrat Elsevier prévoyait la fourniture à la communauté fr des archives de SD, avec un décalage de un an. L’ABES et l’INIST ont reçu qq Tera de données SD et, depuis le premier janvier 07, l’abes tient prête une interface de recherche et de consultation, un Science Direct de secours pour les jours de disette. De quoi tenir le siège.
    Je croyais utile de rappeler ce fait, qui devrait peser dans le rapport de forces.

    Extrait su site Web de l’abes (http://www.abes.fr/abes/page,466,groupements-de-commandes.html) :

    >> L’ABES est aussi site de dépôt pour le groupement de commandes Elsevier Science Direct.
    Les établissements membres du groupements de commandes coordonné par l’ABES pour l’accès aux collections Freedom et Cell Press de l’éditeur Elsevier (2005-2007) peuvent conserver l’accès à leurs titres acquis en cas de non réabonnement au service d’Elsevier. L’accès est assuré via la plate-forme « Archives Elsevier » de l’ABES et fonctionne à partir d’une authentification par adresses IP.
    La plate-forme de l’ABES propose un accès aux articles soit par feuilletage des listes de titres soit par une recherche simple. L’antériorité des données remonte à 1995 ; les données de l’année 2007 seront chargées dans la base début 2008.
    >>

    • tacheau on

      @Yann: mon cher Yann, ton message est le plus important de la série. Pour suivre actuellement les (non-)débats (?!?) dans ADBU-Forum et Couperin-Direction il serait peut-être utile que les directeurs de BU en soient conscients. Pour être sûr de bien comprendre. Le SCD d’Angers est abonné à SD couplé depuis 1999 et en E-Only depuis 2006. Si j’arrête tout, je retrouve mes archives 2006, 2007, 2008 sur la PF de l’ABES ou plus ? Si ce commentaire peut passer sous cette forme ou celle d’un message plus politique encore de Raymond Bérard sur les listes professionnelles, je suis votre homme.

      • Yann on

        @OT :
        >> Si j’arrête tout, je retrouve mes archives 2006,2007,
        >> 2008 sur la PF de l’ABES ou plus ?

        Oui, mais je ne connais pas les détails (sans doute diaboliques) de ce dossier. Mais le dernier contrat Elsevier précise tout cela. On a même payé pour ces archives.
        Et comme personne ne s’est désabonné, personne n’a demandé à utiliser la base d’archives.
        Cette base d’archives va peut-être connaître un succès à la bison futé : s’il anticipe un bouchon et que bcp lui font confiance au point de préférer une solution bis, le bouchon n’a pas lieu et tout se passe comme si bison avait mal anticipé. Cruel destin de prophète auto-non-réalisateur. Idem pour la base d’archives : elle ne servira peut-être jamais… sauf à rééquilibrer (un peu, si peu ?) le rapport des forces de négociation. Bref, il suffirait que les éditeurs croient qu’elle existe pour qu’elle serve. Mais, j’vous jure, elle existe, et cela n’avait rien de trivial : analyse des données fournies, volumétrie, gestion des droits.

        Après, si *tous* les établissements se désabonnaient d’un coup, je ne suis pas sûr qu’elle supporterait la charge en termes d’utilisateurs simultanés. C’est, aujourd’hui, une solution de secours, pour offrir l’asile à qq établissements non signataires ; ce n’est pas la Terre Promise. Idem en termes de services : ce n’est pas un clone de SD avec toutes ses fonctionnalités. Mais ce n’est pas ce qu’on lui demande non plus.

        Enfin, je suis étonné que l’existence de cette possibilité soit si peu connue. Tous les adhérents Couperin devraient le savoir. C’est même dans le contrat, « comme dit » (comme dit JFL).

  11. marlened on

    @ Yann aux dernières nouvelles, rien n’avait été mis en place sur la plateforme pour la gestion *différenciée* des accès… Et, à ma connaissance, pour d’autres ressources auxquelles des SCD se sont déjà désabonnés, rien n’est proposé par l’ABES pour l’instant.

    • Yann on

      @ marlened :
      1. La « gestion différenciée » = tous les établissements n’ont pas les mêmes archives, c’est cela ?
      => Faut voir. J’ignore si c’est implémenté ou si on le fait (ferait) en fonction des droits des établissements réellement désabonnés (aucun aujourd’hui). La seconde solution me semble plus intelligente.

      2. Aujourd’hui, seules les archives SD sont disponibles. Springer devait suivre, mais il est beaucoup plus rationnel de faire une pause et d’envisager une plateforme d’archives d’éditeurs *générique*, plutôt que de répondre au cas par cas, éditeur par éditeur. Être le backup de SD, Springer et les autres éditeurs de la longue queue de l’édition élec, cela ne s’improvise pas et cela suppose à la fois une stratégie et des moyens sur le long terme. Cela suppose aussi que les éditeurs soient capables de nous fournir métadonnées et documents sous une forme digeste + les infos sur « qui a droit à quoi depuis quand ? ». Cela suppose enfin que les marchés passés intègrent correctement cette question des archives (et de l’archivage pérenne aussi ? ce qui est encore autre chose).

      • marlened on

        @Yann : un peu paradoxal, qu’il y existe une plateforme fonctionnelle pour SD dont personne ne s’est désabonné, et rien pour, par exemple, ACS, dont au moins 3 établissements se sont désabonnés, et qui ne font rien de leurs 10aines de cd d’archives, tu ne trouves pas ?
        Bien sûr que l’idéal serait une plateforme générique, et c’est sûr que ça ne s’improvise pas, mais en même temps c’est pas comme si on découvrait le problème aujourd’hui, non ?
        Cela dit, il est vrai aussi que le circuit couperin / ABES pour ces questions n’est pas des plus clairs.

      • Yann on

        @marlened : j’imagine que Couperin adopte une stratégie de gestion des risques qui donne la priorité aux gros périls improbables (SD), au détriment des petits périls avérés. C’est défendable, surtout si la plateforme d’archivage a aussi un rôle dans la négociation analogue aux programmes nucléaires type Kim IL-tacheau😉

        En tout cas, merci de cette info sur ACS, que j’ignorais. J’ignore également si le cas ACS est venu jusqu’aux oreilles abessiennes.

  12. MRG on

    Salut Olivier,

    je découvre avec retard cette discussion. Comme mon commentaire s’est fait un peu long, j’ai préféré en faire un billet sur mon blogue pour meilleure lisibilité. Ca te rappellera peut-être des discussions anciennes.

    Michel

  13. […] Posted 29 juin 2009 Filed under: Non classé | Pour faire suite aux échanges sur ce dernier billet, je suis allé gratter dans les contrats Elsevier pour voir ce à quoi le SCD d’Angers aurait […]

  14. MarieL on

    A Limoges nous réfléchissons à une interpellation des élus. C’est bien sûr le sentiment d’être un simple tiroir-caisse qui commence comme partout ailleurs à nous courir sur le haricot et ce d’autant plus que nous sommes un établissement pluridisciplinaire. Quel angle d’attaque privilégier via le Parlement ? Le taux de TVA à 19.6% contre 5.5% ? Le type de contrat ? Les augmentations systématiques même s’il ne s’agit « que » de 6% ? Affaire à suivre…


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