Baignoire ou cuvette ?

cuvettePour faire suite aux échanges sur ce dernier billet, je suis allé gratter dans les contrats Elsevier pour voir ce à quoi le SCD d’Angers aurait droit s’il arrêtait son abonnement à ScienceDirect, sous réserve que l’ABES soit en mesure de gérer la « baignoire » une fois le robinet coupé dans le cadre d’un hypothétique boycott. Pas de traces avant 2005 d’un quelconque accès aux archives une fois désabonné.  Seul le contrat 2005-2007 stipule :

« A l’issue du contrat, les abonnés qui ne renouvellent pas leur abonnement avec SD […] disposent d’un accès pour leurs utilisateurs autorisés aux archives de leur collection de référence pour des revues qu’ils auront choisi dans les limites du chiffre d’affaire 2004 […] ce droit d’accès aux archives électroniques est garanti par accès au dépôt national d’archives du groupement de commandes »

Je ne retrouve pas cette clause dans l’avenant qui prolongeait cet accord en 2007, pour 2008 et 2009. De toute façon, la promesse de baignoire se réduit en une simple cuvette… vu que les titres « historiques » détenus chez Elsevier au SCD d’Angers avant que nous passions au E-only en 2005 ne doivent pas peser bien lourd face à la Freedom collection. L’archivage pérenne ne peut donc être dans ce cadre et sous cette forme un levier pour la négociation.

Si quelqu’un peut m’expliquer les logiques en cours sur la négociation des backfiles et les droits qui y seraient associés, je suis preneur… si Couperin pouvait d’ailleurs mettre une synthèse sur la question pour ses adhérents qui dépasserait les seuls messages elliptiques d’avant-veille de validation de renouvellement de contrat, ça serait bien également. En bref, je n’y comprends rien à cette affaire…

8 comments so far

  1. marie on

    Plus je lis des contrats de licence, plus je trouve que les éditeurs sont vraiment des professionnels. Ce n’est pas par hasard qu’Elsevier a cette puissance : l’offre très large, très riche et sans réelle concurrence (un titre n’est pas remplaçable par celui d’un autre éditeur ou une Archive ouverte) , la cible de ce fait captive (les chercheurs ont besoin des articles et nos questionnements leur sont étrangers) et un grand talent juridique et commercial pour lier le tout. Le prix « à prendre ou à laisser » 3 jours avant la date avec une offre alternative qui est évidemment inacceptable en 2 jours, c’est du grand art. Dommage que ce soit nous qui payons….

    • tacheau on

      @marie : nous sommes des Mickey et pourtant des clients… mais nous arrivons à de telles sommes par établissement que je me demande dans quelle mesure l’achat au titre à titre ne serait pas plus pertinent. Par exemple à Angers, nous pourrions acquérir entre 200 et 250 titres avec nos 200 k€ de CA. Je pense que si nous prenions les stat. de téléchargements des 200 titres les plus utilisés, nous serions proche d’une couverture maximale des besoins. Et dans le cadre du PRES, cela devient encore plus intéressant. A suivre…

  2. Lully on

    N’y a-t-il pas des contrats avec Elsevier où nous ne pouvons, d’une année sur l’autre, nous désabonner à plus de 10% des titres ? (10% sur le prix, je crois, et non un dixième des titres)

    • tacheau on

      @Lully: je ne sais plus trop qu’elle est cette clause puisque nous sommes passés au E-only depuis 2005 à Angers. Il faudrait voir avec les établissements qui ont gardé l’abonnement papier mais je crois que c’est une tolérance notifiée dans les contrats…

  3. catherine etienne on

    Bonjour,

    – 2008/2009 n’est pas un avenant au contrat 2007, mais un nouveau contrat. Nous avions obtenu (?!) des conditions un tout petit peu plus avantageuses (ou moins pires ?)qu’au contrat précédent.
    – La question de l’accès aux archives est bien exposée dans l’annexe 1.1 de la licence (p. 9). Ca s’appelle « Accès aux titres précédemment souscrits »
    – Le désabonnement est possible à hauteur de 1% par an du montant du chiffre d’affaires des titres souscrits(peuvent être cumulés sur la durée du contrat)et non pas 10 %
    – Achat titre à titre : tu as de la chance, Olivier, d’arriver à 200 titres ! Si je prends pour Bordeaux 1 les titres les plus consultés, j’arrive à en acheter à peu près 80 avec nos 400 000 € de CA plus le surcoût !
    – Pour l’explication sur les relations entre baisse du contrat Elsevier et achat de backfiles, les infos que j’ai données sur la liste couperin direction suffisent-elles ?

    Catherine

    • tacheau on

      @catherine etienne : merci pour les infos. Je suis peut-être loin du compte pour le titre à titre… à revérifier en interne, je dis peut-être des conn… pour les backfiles toujours pas clair pour moi. Si tu peux faire une info générale de synthèse pour tous ce serait super. Les incompréhensions, y compris de gens habituellement bien informés (je ne parle pas pour moi hein…) montre que cela ne serait pas du luxe. Bien à toi et merci.


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