Statut et métier : la quadrature du cercle

47Quelques éléments pour poursuivre le débat après le rebond de Bertrand Calenge à ce billet et les commentaires toujours avisés des collègues.

Plusieurs points importants pour aborder la question des missions des agents d’exécution dans les bibliothèques et de leur reconnaissance statutaire, et donc salariale  :

– La généralisation est impossible. On ne peut réfléchir en confondant toutes les  situations BM, BU, BNF… ainsi qu’en comparant de gros établissements à de petites structures plus familiales.

– La question du recrutement direct ne se pose pas partout de la même manière. Encore peu répandu dans les BU, il semble accélérer, ailleurs, la distorsion entre le profil recruté et le statut d’embauche, avec une tendance à la sur-employabilité pour les catégorie C.

– La combinaison concours/statut national semble à l’inverse produire et justifier plus de sous-employabilité dans les BU, le profil réel procédant plus d’un cadre théorique un peu figé (ce que peut ou non faire l’agent) que de la réalité.

– Le problème d’adéquation entre fonction et statut, soit entre les responsabilités et leur « juste » rémunération ne se pose pas que pour la catégorie C. Il est aussi très prégnant pour les catégories intermédiaires qui voient leur mission évoluer. En allant plus loin, on peut aussi se demander s’il est bien normal que les conservateurs passent leur temps à gérer des problèmes techniques et logistiques au quotidien (portes, fenêtres, wc, sécurité, plannings, ménage…) plutôt que d’assumer pleinement leur rôle scientifique et politique.

– La requalification des emplois d’exécution n’impacte pas que les bibliothèques. Elle touche aussi les autres filières où la technicisation et la responsabilisation des agents de catégorie C est très forte. Nous ne sommes pas les seuls à changer ! Nous ne sommes pas ceux qui changeons le plus ! Cet élément doit être pris en compte dans les représentations de nos efforts et nos revendications internes aux universités (avec les RCE).

– La position du « ne bougeons rien de peur d’ostraciser ceux qui ne bouge pas » n’est pas tenable. Elle revient à refuser toutes innovations sous prétextes que ces dernières sont au départ portées par une minorité qui y trouve un intérêt professionnel ou personnel. Elle condamne aussi les 80% prêts à évoluer à subir l’attentisme des 20% restant.

– La théorie de l’aliénation par le travail parasite vraiment la donne. L’équation travail mal rémunéré = travail subi est vraiment réductrice et tout aussi méprisante et sans espoir pour ceux, la majorité, qui y cherchent (trouvent ?) aussi autre chose : valorisation personnelle, image de soi, utilité sociale, capacité d’initiative… En outre, les bibliothèques sont quand même loin d’être assimilables au bagne (qui peut tout aussi être non automatisé…) et les rémunérations des personnels d’exécution ne sont pas comparables à la situation plancher de beaucoup de gens dans le privé : le SMIC durant 41 ans ! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Mais le vrai problème n’est pas tant la rémunération qui, hors prime, va de 1363 € à 1910 € bruts que la progression de carrière et à la pyramide des emplois et des possibilités de promotion : un vrai scandale.

– Il faut enfin un minimum de courage politique et de persuasion pour requalifier les profils indépendamment du statut, constant lui, où nouvelles missions ne veut pas dire nouvelle forme d’exploitation et, par ailleurs, repyramider systématiquement les postes vacants de magasiniers en assistant des bibliothèques en faisant  dans ce cas comprendre aux magasiniers que le gain n’est pas pour eux dans l’immédiat, sauf pour l’augmentation mécanique mais résiduelle des possibilités de promotion dans le corps supérieur, mais pour leurs successeurs.

Je pense qu’on ne peut pas tout faire ni faire la même chose partout. Il faut raisonner et agir dans un environnement donné en fonction de l’ intelligibilité de certaines idées et de la capacité des équipes à les mettre en oeuvre (recevabilité) et de l’encadrement à accompagner ces mutations. La BUA ne cherche donc pas à imposer son modèle aux autres, mais juste à leur faire comprendre qu’à situation égale, certains choix sont peut-être possibles voire souhaitables et souhaités par les acteurs car bénéfiques pour eux.

Et pour répondre à Bertrand et à antmeyl, c’est justement là, sur le terrain que les propositions se situent, dans l’action concrète, distincte et contextuelle et non dans le souhait de changements structurels générauxeux qui ne viendront pas (passer tous les C en B, modifier les grilles d’avancement, augmenter les salaires,…)

8 comments so far

  1. antmeyl on

    Il est assez exceptionnel de pouvoir échanger publiquement sur ces questions avec un directeur de SCD. Donc merci pour cet espace de débat.

    – On ne peut certes pas tout généraliser lorsqu’on évoque la situation de 2500 individus. Cependant, on trouve des invariants, des constantes sur lesquelles il est possible de raisonner comme la faiblesse de leurs rémunération ou leur surqualification croissante par exemple : 57% des 1139 candidats et 66% des 12 lauréats (1% de réussite au concours, record de sélectivité) du concours externe de magasinier principal en 2007 étaient titulaires au moins d’une licence, soit le niveau de qualification pour les corps de catégorie A (source)

    – La question du recrutement direct est généralisable. Depuis qu’il existe, il sert généralement à titulariser les contractuels « permanents » ce qui est une bonne chose pour eux mais qui exclu de fait ceux qui ne travaillent pas déjà en bibliothèques. D’ailleurs ce dispositif avait été introduit « à titre provisoire » dans le cadre du protocole Sapin sur la résorption de la précarité (qu’il n’a pas résorbé, ça aussi c’est une constante).

    – sur « La combinaison concours/statut national semble à l’inverse produire et justifier plus de sous-employabilité dans les BU » je ne saisis pas le rapport de cause à effet.

    – sur le problème d’adéquation entre fonction et statut qui ne se pose pas que pour la catégorie C, entièrement d’accord. C’est une refonte de l’ensemble de la filière dont nous avons besoin. Simplement, la situation des magasiniers est emblématique dans la mesure où ils sont les plus concernés par la sur-qualification / sous-rémunération.

    – La requalification des emplois d’exécution n’impacte pas que les bibliothèques, c’est un fait. On retrouve la même problématique dans les filières technique (ITRF) et administrative (AENES, ex-ASU mais on continue à dire ASU vu que le nouveau sigle se prononce comme « âne » ce qui n’est pas très « valorisant » dans le cadre d’un « management moderne »)

    – le « La position du “ne bougeons rien de peur d’ostraciser ceux qui ne bouge pas” n’est pas tenable » me semble au mieux teinté d’incompréhension (je vous laisse le bénéfice du doute🙂 )
    Ma position est plutôt : n’imposons pas le changement (terme systématiquement employé en raison de sa valeur positive dans le « storytelling » ambiant, même quand il signifie en clair : travailler plus et mieux tout en continuant à gagner des clopinettes) en ostracisant ceux qui le refusent pour des raisons tout à fait acceptables (est-il si dégradant de refuser d’exercer une activité pour laquelle on n’est pas rémunéré ?). Ce qui ne signifie pas condamner celles et ceux qui acceptent un emploi qualifié pour un salaire de misère. Comme dit dbourrion : chacun voit midi à sa porte🙂

    – sur « La théorie de l’aliénation par le travail parasite vraiment la donne » ça c’est ben vrai comme disait l’autre. Tout serait plus simple si chacun reconnaissait que le travail (quel qu’il soit et à quelques conditions qu’il soit réalisé) rend forcément libre et heureux, permet mécaniquement de se réaliser en tant que personne et constitue une récompense en soi.
    Ce qui ne signifie pas non plus qu’on ne puisse pas aimer son travail, s’y consacrer avec plaisir, en tirer de grandes satisfactions pour soi et pour les autres, être utile à la collectivité, etc. même dans le cadre d’une organisation du travail fortement hiérarchisée comme c’est le cas dans les BU. Quant aux comparatifs avec le secteur privé, ils me laissent de marbre. D’ailleurs, tant qu’à faire du benchmarking social, on trouvera toujours des exemples pour fustiger notre confort insolant (sensé justifié sa dégradation) au regard de nos frères africains, asiatiques, sud-américains, etc., sans parler des sans-papiers qui foulent le même sol que nous et qui sont réduits à une exploitation plus honteuse, une déshumanisation absolue… Mais au final, le plus grand malheur des autres ne justifie pas le nôtre. Et défendre nos intérêts n’est pas incompatible avec la défense des leurs (on peut faire les deux, si, si).

    – le « Il faut enfin un minimum de courage politique et de persuasion pour requalifier les profils indépendamment du statut » me laisse pantois. J’imagine qu’il faut une bonne dose de persuasion. Déjà pour me convaincre de la justice d’une telle mesure, il faudrait se lever de bonne heure. Mais quelle sorte de courage faudrait-il ? Du culot de la part du manager, de la résignation de la part de l’agent, éventuellement de la naïveté des deux côtés, mais du courage, vraiment je ne vois pas.
    Par contre, je considère qu’il faut effectivement faire montre d’un réel courage politique pour se lancer dans l’arène à défendre la requalification des emplois de son service, au niveau local auprès de son CA dans le cadre du passage aux responsabilités et compétences élargies (RCE) et au niveau national, collectivement en militant dans son association ou son syndicat.

    Sur la conclusion. Je comprends également votre soucis du « faisable localement ». Pour ma part, je crois qu’il est possible d’agir à la fois sur le local et sur le global.

    Pour finir on peut avoir des différences d’appréciation sur tel ou tel point et les exprimer parfois vivement. On peut apprécier ou pas la démarche de transparence, de partage de réflexions ou d’expériences, de débats, de communication menée par la BUA en tant qu’institution et par certains de ceux qui la font vivre sur leurs blogs personnels. On ne peut pas l’ignorer. Pour ma part, je trouve cette démarche collective et individuelle(s) courageuse sur le long terme et enrichissante. Merci à vous.

    NB : sur le choix de l’illustration « Le monde change », je ne sais pas pourquoi (peut être parce que j’ai vu récemment que vous aimiez vous travestir en personnages de films dans vos campagnes promotionnelles), ça m’a évoqué le « The world is changing » de Saroumane à Sauron (dans le film, pas le livre, « le Seigneurs des Anneaux ») expliquant que rien ne pourra s’opposer aux forces réunies des deux Tours (et que donc il n’y a plus d’espoir pour le genre humain…). Mais je vous rassure, les bons gagnent à la fin (toujours se méfier des Hobbits lorsqu’on est un archi-méchant🙂

    • tacheau on

      @antmeyl : je préfère me rêver en Gandalf le gris cherchant à devenir Gandalf le blanc… il faut que tout change pour que rien ne change, comme disait l’autre ! De quelques points en réponse à vos interrogations.

      – Le statut appuyé sur un concours empêche en effet de confier des acquisitions à un magasinier qui aurait un Master dans un domaine quelconque et de préférer les confier à un détenteur d’un DUT. En ce sens, on sous-emploie les capacités des intéressés. C’est pareil pour la bureautique ou parfois l’informatique, les compétences individuelles étant rarement convoquées car absentes du statut. Lorsque je parle de sous-emploi, c’est aussi un nivellement par le bas où l’égalitarisme confine à confier à tous la même tâche pour faire « passer la pilule ». Malheureusement, des tâches qui sont importantes (comme ranger les livres ou faire de l’accueil) se retrouvent être un pensum que tout le monde fait en vérifiant bien que son voisin en fait autant😉

      – Quand je parle de courage, c’est juste de dire et faire : à chaque vacance de poste, remplaçons les C par des B type et demandons à ces derniers de faire ce que faisait les C avec une nouvelle donne : automatisation + médiation. Je ne vois pas en quoi cela est injuste. Cette démarche ne pénaliserait pas les agents si les syndicats ne s’arc-boutaient pas sur le statut national et considéraient enfin l’itarfisation de la filière bibliothèque comme un bienfait pour les agents : promotion sur place et acceptation de missions enrichies car mieux payées. Certes, on bouge plus difficilement, mais au moins on évolue sur place. C’est un autre débat…

      – Sur la mise en perspective du « salaire de misère » comme vous dites, je savais que ça vous énerverait et que vous me serviriez le « Il y a pire mais c’est pas une raison… essayons plutôt de tirer le pire vers le haut que l’inverse »😦 Je continue à penser que surdramatiser la situation des magasiniers les dessert et justifie tous les immobilismes face aux évolutions qui s’annoncent. On ne demande pas d’effort à des victimes ! Et si oui, on devient de facto un bourreau… trop facile.

      Pour terminer, je pense comme vous qu’il faudrait que toutes ces questions soient réellement et publiquement mises en débat par les directeurs de BU (no comment) même si à l’inverse de vous, il me semble que le global sert désormais à construire et affermir des positions qui font sens localement plutôt que des grands changements structurels qui ne me semblent plus devoir (pouvoir?) venir « d’en haut » dans un cadre déconcentré et autonomisé.

  2. […] Classé dans : Non classé — bcalenge @ Vendredi 2 octobre 2009 Olivier Tacheau, revenant sur son billet à l’occasion du mien et des commentaires associés, continue de […]

  3. marie H on

    @tacheau Entendu quand j’ai voulu défendre le dossier de promotion d’un agent ITRF ayant un DUT et faisant depuis près de 10 ans un travail de BAS : « certains collègues (d’autres BAP) attendent cette promotion depuis plus de 20 ans !! », vous êtes sûr que les ITRF progressent plus vite que les bibliothécaires ?
    Avez-vous lu les pétitions des ITRF qui doivent repasser un concours (qu’ils ont déjà) pour avoir le poste qui leur plaît car les établissements ne signalent pas les postes vacants (je comprends mal pourquoi préférer un candidat du concours plutôt qu’une promo) ?
    Je ne défends pas notre filière à tout crin, je pense que les postes à profil sont plus pertinents pour la meilleure marche des services, pour que les personnes ne soient pas sur un poste qui ne leur convient pas. Mais ce que vous dites ne peut marcher sans aigreur que si les établissements ont plus de marge de manoeuvre pour les promotions. Une organisation qui fait attendre une promo 20 ans ne peut pas fonctionner correctement : ou l’agent la mérite et c’est scandaleux ou il n’a pas les compétences pour l’avoir et il faut lui expliquer gentiment et l’aider à progresser.
    La question aussi est qu’une organisation qui embauche un bac + 5 pour un poste d’exécution ne peut pas fonctionner correctement : l’agent de maîtrise (cat B) finit par être moins compétent que son équipe !! Dans d’autres administrations, si ce type de profil est vu durant l’entretien, il est écarté car sur qualifié. Un vrai entretien d’embauche lors de l’oral serait sûrement souhaitable pour embaucher des personnes qui seront plus efficaces et plus épanouies car leurs compétences, leurs aspirations et leurs salaires seront plus en adéquation.
    @antmeyl je sais que je te fais bondir, je crois que l’on peut mettre un peu de personnalisation et d’individualisation dans la gestion des carrières sans obligatoirement tomber dans un schéma de type France Télécoms ni casser notre statut.
    Mais y a un sacré boulot !! pour assouplir les choses dans un sens favorable à l’organisation et aussi aux personnes.

  4. antmeyl on

    @Olivier Tacheau

    – Le statut appuyé sur un concours n’empêche pas de confier des activités techniques à un magasinier qui aurait un Master, sinon nous ne serions pas là à débattre. Le statut dit simplement : tu es payé pour faire tel type de boulot en échange de ton salaire. Et donc, si un magasinier accepte de faire un boulot d’AB, de BAS ou de BIB, il le fera en échange de son salaire de magasinier. Je suis de ceux qui pensent qu’on n’a pas à forcer les collègues l’accepter. Pour ma part je serais assez pour un corps unique à grade unique en catégorie A. Par contre, si l’on suit votre raisonnement, on pourrait se contenter de ne recruter que des magasiniers titulaires d’un master des sciences de l’information et des bibliothèques pour faire tourner les BU, y compris sur votre emploi de directeur : le rêve non? (Sauf que vous n’auriez plus de boulot mais bon, le monde change🙂

    – Tout à fait d’accord avec votre définition du courage : changer les C en B à chaque vacance d’emploi. Je n’ai jamais dit que cela était injuste, c’est exactement ce que je préconise (avec d’autres). Par contre vous vous méprenez en imaginant que le statut des collègues ITRF leur permet d’être promus sur place plus facilement. C’est un peu long à expliquer mais pour simplifier, quel que soit son statut, pour être maintenu sur place, il faut un emploi vacant correspondant à la promotion. Certaines universités pratiquaient l’échange d’emplois ITRF entre elles pour permettre aux lauréats de concours de rester sur place. Mais j’ai connu des personnels de l’ASU et même des bibliothèques maitenus sur place après promotion. Et le passage aux RCE pourraient théoriquement rendre cela plus facile dans la mesure où les établisements gèrent leur masse salariale et peuvent moduler leurs emplois comme bon leurs semblent dans la limite du plafonds négocié au ministère au moment du passage. Et pour information, les syndicats ne s’arc-boutent pas sur le statut (qui est national par définition) pour empêcher les agents d’être promus sur place. Enfin je dis ça au cas où il y aurait un doute.

    – Sur la « surdramatisation » je trouve assez cocace que vous la critiquiez lorsqu’il s’agit de rappeler le niveau de rémunération des maganisiers (la notion de travailleur pauvre vous semble inconnue de même que les conditions de vie de nombreux collègues maganisiers) tout en la pratiquant au bénéfice des directeurs qui seraient traités de « bourreau » parce qu’ils trouvent normal d’attendre de leurs subordonnés qu’ils réalisent avec joie un travail pour lequel il ne seront pas rémunérés. Personnellement, je ne pense pas qu’ils sont des bourreaux. Juste qu’ils sont vraiment gonflés.

    Pour terminer sur le global et le local, j’ai juste l’impression qu’on ne parle pas de même chose. Concernant votre position sur les grands changements structurels qui ne peuvent plus venir d’en haut, il me semble que la la loi organique relative aux lois de finance (LOLF), la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), le choix de privilégier 15 campus au détriment des autres, etc. entraînent des changements structurels dans l’enseignement supérieur et la recherche. Et ils viennent « d’en haut ». Ce cadre déconcentré et autonomisé que vous évoquez est lui-même le produit de choix politiques qui viennent « d’en haut » pas le fruit spontané d’une sagesse des foules.

    @marieH : ce qui pourrait éventuellement me faire bondire (mais heureusement, je suis couché), c’est d’imaginer, à la lecture de ton commentaire, que tu penses que l’idée de prendre en compte des situations individuelles puisse me faire bondir. Lorsqu’on défend un rapprochement familial dans une mutation, qu’on fait en sorte de maintenir un collègue sur place suite à une réussite à un concours ou une promotion, qu’on traite un magasinier comme un pair lorsqu’on est conservateur (et pas seulement parce que le magasinier est titulaire d’un master), etc., je suis content.
    Par contre, lorsqu’on donne une réduction d’ancienneté à 60% des collègues parce que c’est le quota, qu’on donne plus de primes aux uns et moins aux autres sur des critères parfaitement subjectifs, tout ça travesti en « individualisation des carrières » et « reconnaissance du mérite individuel », oui je bondis (et je mords aussi).

  5. GUILBERT on

    Bonjour

    sur la Sur qualification, un individu ayant un master ou un DEA peut passer un autre concours que celui de magasinier !!
    Lors d’un recrutement direct ( au 1er échelon du 1er grade)
    un jury qui recruterait une personne ayant ces diplômes leurrait cet agent sur les « perspectives de carrière » ; on connait tous les taux de promotion.

    Un magasinier principal 2e classe
    qui se dit que malgré tous les efforts qu’il fait et reconnu dans les entretiens professionnels
    n’aura jamais de promotion

  6. […] Tacheau, sur son blog, s’interrogeait sur la distinction à apporter entre statut et profil de poste. Je ne […]

  7. […] Tacheau, sur son blog, s’interrogeait sur la distinction à apporter entre statut et profil de poste. Je ne reviendrai […]


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