A la demande générale…

… et puisque certains ont demandé à pouvoir réagir quelque part à mon article paru dans le BBF, j’ouvre ici un espace de débat. Je ne cache pas être plutôt déçu de la teneur de ce numéro poussifs et poncifs, ou plutôt non, tout ça est assez conforme à notre posture doloriste habituelle et à notre immuable servitude volontaire ! Mais je n’en dis pas plus vu que je suis en retraite du web…  et si ce suicide numérique n’avait été au final qu’une tentative ? A suivre.

2 comments so far

  1. dbourrion on

    Toujours pas de poster central dans le BBF, c’est bien ça le plus triste…😦 Pourtant, avec un titre pareil, j’avais fondé quelque espoir..

  2. antmeyl on

    J’attendais que ceux qui ont demandé à pouvoir réagir à votre article se manifestent mais bon, je veux bien commencer.

    Je ne commenterai pas votre appréciation de la teneur de ce numéro et m’en tiendrai à quelques points de votre article.

    J’ai bien noté que vous y exprimiez une opinion fondée sur votre expérience personnelle et votre ressenti qui ne repose « sur aucune étude ni sur d’éventuelles données quantifiées ou quantifiables ».

    1. De l’évitement
    Il est possible que certains bibliothécaires français soient peu sensibles à l’environnement et à l’efficience des moyens qu’ils continuent de mettre en œuvre sans réelle évaluation. Il me semble un peu hardi d’en faire une généralité.

    En outre, il n’est pas correct de ramener tous les maux à une obsession qui serait concentrée sur les moyens documentaires et la dénonciation de leur insuffisance.

    D’abord parce que cette insuffisance a été objectivement démontrée par le travail de benchmarking (France, Allemagne, Grande-Bretagne, Espagne) réalisé par l’ADBU comme vous devez le savoir.

    Ensuite parce que l’efficience n’est pas le seul objectif d’un service public. Il doit aussi viser à l’efficacité sociale. On peut être très efficient (faire au mieux avec ce que l’on a) sans pour autant réaliser les missions qui sont notre raison d’être, notamment par manque de moyens. L’efficacité a un coût.

    Il faut donc, à mon sens, viser à l’augmentation des moyens ET de notre efficacité ET de notre efficience.

    Le dolorisme est sûrement un défaut, l’optimisme béat en est un autre.

    Quant à votre explication d’un éventuel rejet de Libqual+, elle me semble un peu simpliste. Ce n’est pas un outil mauvais en soi. Mais son utilisation comme unique outil d’évaluation de notre activité pose question puisque qu’il ne veut évaluer que la satisfaction des usagers. Et les indicateurs de performance du ministère sont d’un simplisme affigeant si bien qu’au final, nous n’avons rien pour évaluer sérieusement si oui ou non, nous réalisons nos missions.

    2. Du lieu
    Ben pas mieux, entièrement d’accord.

    3. De la valorisation
    D’accord avec le constat, bémols sur les deux derniers § :
    Il ne faut pas mettre de côté la question « En ont-ils le temps ? » en pensant qu’un transfert de l’input vers la mise en valeur de l’output et une augmentation de la productivité (« travail sur les marges internes ») suffiront mécaniquement.

    Tout changement demande du temps, à plus forte raison s’il est radical. a défaut de quoi il peut demeurer très superficiel.

    Il passe bien sûr par un reéquilibrage de l’activité des bibliothécaires et de leur formation inituiale et continue entre ce qui a trait aux « collections » et ce qui concerne les technologies de l’information et les services aux publics.

    cordialement


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :